Actualité sécurité des aliments

ACTUALITÉ SÉCURITÉ DES ALIMENTS

Dioxyde de titane

Le dioxyde de titane (TiO2 ou E171) est utilisé dans de nombreuses applications (additif alimentaire, cosmétiques, pigments), notamment pour ses propriétés d’absorption des rayons ultraviolets et son caractère colorant blanc (additif alimentaire), et se présente, au moins partiellement, sous forme de poudre nanométrique.  

Face aux incertitudes sur l’impact sanitaire des nano-ingrédients, le Gouvernement a saisi l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) afin d’évaluer les risques pour les consommateurs. Ces travaux permettront à la France de porter au niveau européen un dossier en vue de la réévaluation de cette substance par l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) et l’Agence européenne des produits chimiques (ECHA).

Le Gouvernement rappelle à cette occasion aux industriels leurs obligations de transparence et d'étiquetage sur la présence de nanomatériaux manufacturés dans les produits de consommation. La DGCCRF qui dispose de méthodes d’analyse fiables pour contrôler la présence de ces substances dans les denrées alimentaires et non alimentaires, a commencé à procéder à des contrôles. Ils se poursuivront de manière intensive au second semestre. Les données recueillies seront présentées au niveau communautaire pour permettre, le cas échéant, de préciser et clarifier la réglementation applicable.

 

Pour rappel, la présence de nanomatériaux est soumise à une obligation de marquage  pour les denrées alimentaires. En effet, l’article 18 du règlement INCO précise que "tous les ingrédients qui se présentent sous forme de nanomatériaux manufacturés sont indiqués clairement dans la liste des ingrédients. Le nom de l'ingrédient est suivi du mot "nano" entre crochets". Dès lors que l’ingrédient alimentaire présente une forme nano, l’étiquetage, tel que défini à l’article 18 alinéa 3, est obligatoire. Le règlement INCO définit le nanomatériau manufacturé comme un "matériau produit intentionnellement présentant une ou plusieurs dimensions de l’ordre de 100 nm ou moins, ou composé de parties fonctionnelles distinctes, soit internes, soit à la surface, dont beaucoup ont une ou plusieurs dimensions de l’ordre de 100 nm ou moins, y compris des structures, des agglomérats ou des agrégats qui peuvent avoir une taille supérieure à 100 nm mais qui conservent des propriétés typiques de la nano échelle".

Toute infraction aux exigences d’étiquetage est punie d’une contravention de 3ème classe soit 450 euros par produit contrevenant.

Pour plus d’informations :

https://www.economie.gouv.fr/files/files/directions_services/dgccrf/presse/communique/2017/Cp-dioxyne-titane.pdf

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Alerte Fipronil

Suite aux récents évènements concernant la fraude au Fipronil, Exaris souhaite faire le point sur cette crise.

Pour rappel, un opérateur belge a commercialisé, à destination d'élevages de volailles, un produit antiparasitaire (DEGA16) falsifié: un insecticide, le fipronil, a été introduit illégalement dans ce produit. Les autorités belges mènent, depuis peu une enquête judiciaire pour fraude. Des investigations sont menées parallèlement pour retracer les circuits de commercialisation des lots de DEGA16 contaminés.

Une vingtaine de pays européens sont désormais concernés dont la France.

Le 20 juillet, les autorités belges ont informé via le site RASFF (sous la forme d’une « information pour attention ») de la présence de fipronil dans des œufs et de la viande de volaille dans différents ateliers de production de leur pays. Ils ont indiqué que la source de contamination provenait de certains lots de DEGA 16, anti-parasitaire utilisé pour lutter contre les poux rouges. La première notification officielle concernant la France a été émise par les Pays-Bas le samedi 5 août toujours via le site RASFF. Deux autres notifications ont été reçues les 6 et 8 août. Dès le 5 août, la DGAL a mis en œuvre les premières mesures de gestion, sous la forme d’une information des entreprises concernées pour réalisation immédiate de traçabilité.

Les enquêtes de traçabilité qui ont été menées ont ainsi permis d'identifier des établissements ayant reçu des produits susceptibles d'être contaminés et une liste de produits retirés du marché, car ils contiennent du fipronil à une concentration supérieure à la limite réglementaire (LMR = 0,005 mg/kg de produit), a été publiée. Bien que ne présentant pas de risque pour la santé, ils sont listés dans un souci d'information du consommateur, précise le ministère.

Il est possible de télécharger la liste en cliquant sur le lien ci-dessous :

http://agriculture.gouv.fr/fipronil-liste-des-produits-retires-de-la-vente-en-france

 

Pour information, l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses), saisie par les ministres en charge de l'alimentation, de l'économie et de la santé, a rendu ses conclusions sur le risque éventuel pour les consommateurs : il en ressort que le risque pour la santé humaine est très faible au vu des niveaux de fipronil constatés dans les œufs contaminés et au vu des habitudes françaises de consommation alimentaire.

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